Quand l’apnée se mêle de votre vie sexuelle!

Cette semaine je vous présente un sujet un peu délicat : la dysfonction érectile.

Les causes de dysfonction érectile sont très nombreuses. Le  stress psychologique, la consommation abusive d’alcool ou de substances chimiques, l’hypertension, le diabète, l’apnée du sommeil, en sont quelques- unes.

Très souvent, l’apnée du sommeil et dysfonction érectile co-existent. L’apnée du sommeil cause une fragmentation du sommeil et une hypoxie intermittente chronique. Ces deux facteurs viennent directement influencer la capacité d’érection ou à tout le moins diminuer la libido.

Pendant le sommeil, lors de la phase de REM (phase de sommeil profond et de rêves ), il est normal et courant chez l’homme comme chez la femme d’avoir une érection soit pénienne ou clitoridienne. Plus apparente et connue auprès des hommes, il va sans dire! Se réveiller le matin avec une érection veut tout simplement dire que vous vous réveillez immédiatement après une phase de REM, ce qui est tout à fait normal et sain. Toutefois, l’inverse n’est pas indicateur de problème. On peut prétendre que votre éveil s’est effectué dans une autre phase que le REM.

Quand l’apnée s’en mêle

Si votre sommeil est constamment fragmenté par des arrêts de la respiration, les répercussions  sur votre santé peuvent aller jusqu’à la dysfonction érectile. Souvent chez les jeunes hommes en début quarantaine, ce sera l’élément déclencheur pour consulter le médecin. Les hommes plus âgés, malheureusement, penseront que c’est l’effet du vieillissement.

Plus l’apnée est importante chez un sujet, plus les problèmes érectiles le sont. Un traitement par pression positive (PPC) de l’apnée du sommeil améliorerait au moins le tiers des patients atteints de dysfonction érectile et en presque totalité l’apnée d sommeil.

Plusieurs hormones sont produites pendant le sommeil et la fragmentation de ce dernier pourrait avoir une influence importante sur l’érection. Le manque d’oxygène intermittent et récurrent est cependant pointé du doigt comme étant l’un des grands responsables.

Ma petite ritournelle habituelle : si vous ronflez, si vous présentez des symptômes de dysfonction érectile, un dépistage pour l’apnée du sommeil chez nous ou auprès de votre médecin s’impose.

Ne laissez pas l’apnée du sommeil s’immiscer encore plus dans votre vie, agissez!

Votre aminhalo
Maryse Labonté, inhalothérapeute
Unimédic, clinique du sommeil 

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Le traitement de l’apnée du sommeil : l’appareil à Pression Positive Continue (PPC)

Actuellement le traitement de prédilection pour contrer l’apnée du sommeil est encore la PPC. Communément appelé «CPAP» ou «machine», ce traitement, de prime abord très spectaculaire, est surtout méconnu. J’ose espérer vous renseigner un peu plus aujourd’hui.

Malgré ses allures de R2-D2 dans «Star Wars», il est très efficace et surtout naturel : que de l’air! Mettons la loupe sur cet inconnu…

Petit rappel

L’apnée obstructive du sommeil est causée par un affaissement de la musculature et de certaines structures de l’oropharynx. Pour y remédier, il faut empêcher cet affaissement.

Voilà qu’intervient la PPC. Comme son nom l’indique, cet appareil génère une Pression Positive Continue dans les voies respiratoires. Ce que cela veut dire, c’est que l’appareil maintient les parois de la gorge à leur place. La pression en continu fait en sorte qu’il reste toujours de l’air dans les voies respiratoires ainsi que dans les poumons à la fin de l’expiration. C’est ni plus ni moins qu’une «orthèse pneumatique». On peut faire la comparaison avec une orthèse dans une chaussure qui empêcherait le pied de s’affaisser…

Bon, l’exemple est un peu gros! En voilà un autre : imaginez un ballon qu’on empêcherait de se dégonfler complètement en insufflant de l’air tout doucement dedans juste avant qu’il ne se vide complètement. Voyez-vous l’image? L’important c’est de retenir que ce n’est pas un appareil qui «fait respirer» ou qui« fournit de l’oxygène». Il empêche le blocage au niveau de la gorge, ce qui vous permet de respirer aisément, et l’air ambiant se rendant à vos poumons suffit nettement à vos besoins en oxygène.

Types d’appareil

Il y a les appareils à PPC dits “fixe” : traitement de base et moins dispendieux, ils génèrent une pression continue qui ne varie pas. La pression est présente à chaque respiration qu’il y ait blocage ou non.

Pour votre confort, ont été développés les appareils “Auto-PPC” : même résultat que le fixe quant à la pression en fin d’expiration mais ces appareils font varier leur pression en fonction des obstructions rencontrées. Peu d’obstruction = pression douce qui augmente selon les besoins de l’individu.

Humidité

Comme le  débit d’air utilisé pour créer la pression est inhabituel et un peu irritant pour les muqueuses, il est recommandé d’ajouter un humidificateur à l’appareil. Ceci contribue à un plus grand confort. Ne vous fiez pas aux images de PPC très petits sur internet, ils sont souvent représentés sans humidificateur.

N’hésitez pas à venir nous rencontrer juste pour voir ou pour poser vos questions, nous sommes là pour ça!

Votre aminhalo
Maryse Labonté, inhalothérapeute
Unimédic-clinique du sommeil 

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Paramedic-Clinique du sommeil devient Unimédic-Clinique du sommeil : votre réseau québécois en apnée du sommeil

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Le voleur de sommeil : «syndrome des jambes sans repos…»

J’ai participé en septembre dernier au World Association of Sleep Medecin Canadian Congress (ça l’air intelligent!) à Québec. Pour faire une histoire courte, c’est un congrès qui concerne des spécialistes et chercheurs du Canada et d’ailleurs dans le monde, oeuvrant en médecine du sommeil. Une des présentations auxquelles j’ai assistée et que j’ai trouvée particulièrement intéressante, c’est celle qui parlait du syndrome des jambes sans repos. Quel inconnu, ce voleur de sommeil…

Tout d’abord le nouveau «vrai nom» devenu officiel en septembre dernier au niveau international c’est : la maladie de Willis-Ekbom. Ouf, on aimait mieux «jambes sans repos» ou «impatiences nocturnes»! Mais, bon…

Contrairement à ce qu’on croyait, ce n’est pas qu’un problème de circulation sanguine mais d’abord un désordre du mouvement neurologique (au niveau du cerveau). Cette maladie est sous diagnostiquée donc peu traitée. Mais, oh-espoir : traitable! Cependant les médications ne sont pas sans effet secondaire. Il est très important d’en connaître l’impact.

Les symptômes

Les symptômes peuvent varier en intensité et en durée. Les gens atteints peuvent ressentir des contractions involontaires, des picotements, des fourmillements, des sensations d’étirements de la peau, des démangeaisons, des« courants électriques» dans les membres inférieurs. Ces symptômes sont déclenchés principalement par l’état de repos et soulagés par l’activité. Il y a aggravation en soirée ou la nuit de l’intensité des symptômes.

Des nuits mouvementées!

Le fait d’avoir ces contractions involontaires des jambes perturbe, voire même empêche le sommeil. Les personnes atteintes ont une qualité de vie diminuée car, comme pour l’apnée du sommeil, elles sont en carence de sommeil. Elles ont à peu près les mêmes prédispositions à la dépression, aux accidents de la route, à l’isolement social, au stress famille/couple. Comme disent les européens : le sommeil représente la moitié de notre santé!

Il existe un organisme appelé «Fondation sommeil» qui offre du soutien et de l’information très intéressante.

En terminant : vous pouvez commencer et finir vos journées par des exercices d’étirements des jambes adaptés pour vous. Un bain ou une douche chaude peuvent temporairement calmer les contractions de vos jambes. N’ayez crainte d’être paresseux (se), profitez du sommeil du matin alors que vos jambes sont plus calmes…

Votre aminhalo
Maryse Labonté, inhalothérapeute
Paramedic-clinique du sommeil 

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Le ragoût et la tourtière : durs pour la taille!

Le temps des fêtes est maintenant terminé. Il reste peut-être quelques décorations à l’extérieur à enlever? Bof… demain! Aujourd’hui : bilan de notre dernière année.

Le diagnostic d’apnée a été difficile à avaler. Mais maintenant digéré. Vous arrivez à dormir avec votre appareil et vous vous surprenez vous-même à ne plus pouvoir vous en passer! Excellent.

Pourquoi gérer son surplus de poids?

Avec la venue de l’hiver et le temps des fêtes, vous avez pris quelques kilos? Et bien, il faut s’en occuper. Le surplus de poids vient interagir sur votre apnée du sommeil. Évidemment maintenant que vous êtes traités(es), c’est un peu moins votre soucis. Erreur! Il est très important pour votre santé en générale d’être actif et « le plus mince possible». Rassurez-vous je ne vous parle pas d’entrainement pour les prochains jeux olympiques! Mais prendre une marche de 20-30 minutes avec une bonne cadence (pour sentir votre cœur gigoter dans notre thorax), prendre les escaliers lorsque cela est possible, stationner la voiture plus loin etc…Vous devez être rigoureux sur le contrôle de votre poids.

Lorsque votre apnée n’était pas traitée, il n’était pas ou très peu envisageable de perdre du poids car votre sommeil était perturbé. C’est quoi le rapport me direz-vous?! Manquer de sommeil récupérateur, c’est manquer d’un besoin essentiel. Le corps fait des réserves lorsqu’il est en manque, peu importe la raison du manque de sommeil. Dans votre cas, l’apnée fragmentait en grande partie votre sommeil. Maintenant que l’apnée est traitée et stabilisée, votre sommeil revient doucement à la normale. Donc, les mauvaises habitudes alimentaires et le manque de motivation à bouger doivent être reléguées au passé!

Trop longtemps, au niveau des problèmes pulmonaires et respiratoires nous avons baissé les bras pensant qu’il y avait peu de chose à faire. Alors que maintenant, nous savons que si les gens atteints maintiennent une bonne forme physique, et ce peu importe le trouble, ils ne s’en portent que mieux. Si on ne peut pas guérir le problème, au moins nous pouvons améliorer la condition autour du problème!

Bilan de l’an passé : contrôle de l’apnée.

Cette année : prise de conscience sur l’importance d’avoir un poids santé et être actif. Et qui sait, peut-être vous mettrez-vous à l’action?

Bonne année 2012!

Votre aminhalo
Maryse Labonté, inhalothérapeute
Paramedic-clinique du sommeil 

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L’apnée du sommeil, un mal qui se guérit?

Vous êtes en traitement depuis quelques mois et tout va bien. Une question vous trotte toutefois dans la tête :« si je persévère au moins un an, est-ce que je vais être guéri(e) et pouvoir cesser d’utiliser mon appareil?»

Malheureusement, non. L’apnée se traite mais actuellement ne se guérit pas. Beaucoup de recherches sont en cours mais la conclusion de tous les chercheurs est encore la suivante : le traitement par PPC (pression positive continue), un des rares traitements naturels avec pas ou très peu d’effets secondaires.

L’apnée obstructive est causée  par un blocage de l’oropharynx (voir encadré bleu sur le schéma ci-contre) résultant soit d’un affaissement de la langue, de grosses amygdales , de l’accumulation de graisse dans les parois du pharynx, du tabagisme, d’une morphologie faciale particulière ou d’un affaissement des muscles dilatateurs du pharynx. Comme vous pouvez le constater, le choix est grand! Ce qu’il faut bien comprendre c’est que ce sont tous des facteurs sur lesquels nous avons peu de contrôle consciemment. Cesser de fumer, perdre du poids, se maintenir en bonne condition physique certes, mais impossible de faire des poids et altères avec la langue et la gorge!

Parlons des bandes sur le nez…Autre question qui peut vous titiller l’esprit. Si vous vous référez au schéma ci-haut, vous constaterez que l’obstruction est beaucoup plus basse que les parois du nez. Vous risquez de vous réveiller bien mal en point avec une belle marque rouge sur le nez! Alors ‘’non ‘’aux bandes sur le nez pour l’apnée. (Et ça rime en plus!)

Votre appareil maintient  les parois de votre gorge à leur place, évitant ainsi l’obstruction. Vous me direz : « Je n’ai pas utilisé mon appareil l’autre nuit et on m’a dit que je n’avais pas ronflé…»Et bien, malheureusement ça ne durera pas. Une, deux nuits tout au plus et voilà que vous redeviendrez le ronfleur et l’apnéique si bien identifié.

En conclusion, la solution est simple. Je n’ai pas dit «facile», mais l’utilisation de votre appareil demeure, jusqu’à nouvel ordre, votre traitement à vie. N’hésitez pas à consulter votre inhalothérapeute pour tout renseignement ou encouragement. Nous sommes là pour ça chez Paramedic-clinique du sommeil.

Votre aminhalo
Maryse Labonté, inhalothérapeute
Paramedic-clinique du sommeil 

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Être «branché(e)»…à un masque!

Il y a beaucoup d’avantages à utiliser son appareil pour traiter l’apnée du sommeil. Une bonne oxygénation, une plus grande vigilance, une belle énergie, une bonne humeur et j’en passe…Vous êtes quelqu’un de «branché(e)», le saviez-vous? Branché à votre masque, à votre appareil. Ok, vous ne ferez pas la une du «7 Jours» mais vous pouvez quand même dire «bonne semaine…» maintenant avec le sourire!

Vous me voyez venir : aujourd’hui je vous parle de MASQUE (nous avons différents modèles que vous pouvez voir sur notre site). Sujet un peu plate mais inévitable…

Je vous présente donc les différents formats : facial, nasal et narinaire (ou intra-narinaire).

Le facial : il  couvre le nez et la bouche.  Il a les inconvénients d’être gros, difficile à ajuster pour les fuites. Plus de surfaces couvertes, plus de risques de fuites. La courroie au menton peut parfois, si elle est trop serrée, reculer ce dernier et faire augmenter la pression de traitement. Donc ce masque est utile en dernier recours lorsqu’ il est absolument impossible de respirer par le nez .Je le qualifie de : «spectaculaire».

Le nasal : il couvre le nez seulement. Plus petit et plus léger, il est donc plus confortable. Moins de surface en contact avec le masque il est beaucoup plus facile à ajuster. Peut-être plus sexy(…?!). Celui-ci, je le qualifie de : «réservé».

** Vous me direz : «je ne sais pas si j’ouvre la bouche pendant que je dors…»- Ouais! Le passage naturel et physiologique de l’air est par le nez. Il est la porte d’entrée et de sortie de la respiration. Le nez humidifie, filtre et réchauffe l’air pour les poumons. Évidemment, vous ouvrez la bouche lorsque vous ronflez à cause de l’obstruction qui crée l’apnée mais l’appareil corrige cette obstruction.  Lorsque l’on dort paisiblement, il n’y a aucun besoin supplémentaire d’entrée d’air (comme lorsque l’on court par exemple). Graduellement vous prendrez l’habitude de fermer la bouche. Sachez qu’il est fort désagréable de respirer par la bouche avec un masque nasal branché sur un PPC. L’habitude vient assez rapidement!

Le narinaire ou intra-narinaire : Il se place à l’entrée des narines. Très petit,  très léger, cache très peu le visage. Il faut cependant s’habituer à recevoir plus rudement la pression. Cela ne dure que quelques respirations, en général. Il est très confortable et ce sont les mêmes consignes que pour respirer par le nez avec un masque nasal. Je le qualifie de : « discret».

Peu importe le choix du masque que vous ferez, profitez de l’expertise de votre inhalothérapeute pour vous aider. Elle (il), saura vous guider selon votre prescription, votre physionomie et votre capacité d’adaptation.  Informez-vous des nouveautés. Il y a constamment des améliorations qui sont portées aux équipements.

«Bonne semaine…», les branchés!!

Votre aminhalo,
Maryse Labonté, inhalothérapeute
Paramedic-clinique du sommeil 

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